La compréhension

Les mots ne changent pas l'être ,
c'est l'être qui doit transformer ces mots pour évoluer.
Le dernier mot de la phrase est nécessaire
pour en comprendre la signification,
Il faudra aussi attendre la fin de sa vie
pour en comprendre le sens.
Les paroles sont comme du vent sur un rocher,
elles ne s'incrustent pas là
où il n'y a pas d'ouverture pour les retenir.
La faculté de se comprendre soi-même
se développe en même temps
que celle d'aimer les autres.
L'incompréhension d'un être aimé est douloureuse,
quand notre incompréhension
nous empêche de le comprendre.
Si les autres ne nous comprennent pas,
c'est qu'ils sont notre miroir,
et malheureusement, ils ont de la mémoire.
Notre enfant ne sera jamais notre reproduction,
même s'il est souvent notre miroir.
Essayer de se mettre à la place d'un autre
pour le comprendre,
est la meilleure façon de se voir comme lui nous voit.
L'incompréhension crée souvent l'émotion,
et l'émotion amplifie toujours notre incompréhension.
On découvre en même temps les autres
lorsqu'on se découvre soi-même,
parce qu'on comprend ainsi
qu'il dissimule le même mal.
On est remplit de soi
quand on manque d'amour pour soi,
et de compréhension pour les autres.
Toute forme d'attaque est fréquemment
un appel à l'aide,
et la réponse à cet appel est souvent une agression.
Lorsqu'on a la certitude de comprendre,
on en a toujours la certitude,
mais pas souvent la compréhension.
Même quand on ne comprend pas,
on comprend souvent qu'il n'y a rien à comprendre.
Quand on donne trop de compréhension,
on cherche souvent à recevoir beaucoup trop d'écoute.
Quand on comprend ce qui nous dérange
chez les autres,
on en vient à ne plus faire de ressentiment
contre soi-même.
C'est lorsqu'on refuse un événement
ou qu'on se révolte, que la vie nous donne
une occasion de se comprendre.
Quand on en a assez de tout vouloir comprendre,
on commence alors à apprendre.
Si la frustration des uns est certaine,
l'incompréhension des autres est humaine.
C'est seulement au fur et à mesure
que le corps vieillit, que l'esprit se perfectionne.
Celui qui filtre ses pensées
ne se préoccupe pas des microbes qui l'entourent.
Notre intolérance envers les autres est toujours
à la mesure de notre incompréhension envers soi.
La parole est une porte ouverte sur l'esprit,
le silence aussi, mais il fait moins de bruit.
Ne pas insister pour comprendre est souvent
la meilleure façon pour arriver à comprendre.
C'est à l'intérieur de soi qu'on découvre
tout ce qu'on cherchait chez les autres,
mais sans la manipulation et l'incompréhension.
Plus l'incompréhension des autres est douleur,
autant notre propre compréhension est douceur.
À la mesure de notre ouverture aux autres,
on découvre chez eux
toutes les difficultés de notre vie.
Apprendre sans jamais comprendre,
c'est recevoir sans jamais consentir à recevoir.
Quand la tête ne comprend pas,
c'est qu'elle n'est pas en communication avec le reste.
Pour notre bien-être, on doit comprendre seulement
les causes de notre malaise,
car les conséquences on les connaît déjà.
Notre compréhension des autres n'est qu'un moyen
pour atteindre en nous la place
où ce même bien-être sommeille.
On retourne souvent à l'autre ses propos
quand on ne comprend pas,
parce qu'on ne peut pas apprendre
ce qu'on ne veut pas comprendre.
Il y a des choses pour lesquelles
on n'a pas toutes les réponses, quand on avoue
ne pas connaître toutes les questions.
Seul celui qui a dépassé son état de dépression
peut en comprendre toute sa signification,
sinon il y retournera.
On est soi-même incompris
quand on ne fait rien pour comprendre
celui qui ne nous comprend pas.
Si on savait tout ce que les autres
ne comprennent pas,
on saurait enfin pourquoi on ne les comprend pas.
Ce qu'on apprend sans comprendre,
on le pratique par coeur,
ce qu'on comprend, on l'applique avec le Coeur.
On nie plutôt que de comprendre,
car il n'est pas nécessaire de comprendre
ce que l'on nie.
Quand on refuse d'apprendre de ceux qui ont vécu,
on est aussi étonné de ne rien comprendre
de notre propre vécu.
Ce que l'on dit est souvent l'expression
de ce qu'on a entendu,
tandis que ce que l'on fait
exprime toujours ce qu'on a compris.
Un doigt dans l'oeil peut cacher l'immensité
d'un paysage, un seul mot peut en faire
apparaître toute sa beauté.
On comprendra l'autre
quand notre besoin de communiquer
sera plus grand que notre besoin de parler.
On ne peut apprendre de ses erreurs
que si on ne fait pas toujours l'erreur de les répéter.
Quand le geste ou le regard
devient un moyen de communication,
on commence alors à se comprendre entre nous.
Quand on se meurt d'être incompris des autres,
on se fait mourir à justifier
notre incompréhension envers eux.
Plusieurs ont payé de leur vie pour la comprendre,
et surtout pour la remplir de sens.

Je tiens à remercier Monsieur Trépanier
pour m'avoir autorisé de me servir de ses textes

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cette page a été créé le 01-10-1999