DE CETTE PLUME

Une plume folle vole dans le vent
Je l’ai attrapée et l'ai prise dans ma main
Et sur un petit morceau de papier
J’y ai écrit des mots tendres et doux
Elle suivait bien les lignes pointillées
Venant y déposer ces belles proses

Elle venait virevoltant doucement
Légère faisant des pas de coté
Voulait se raconter, se dessiner
Glissant son ombrage sur le papier
C’était ses ennuis qu'elle voulait chasser

En quelques phrases et périphrases
Elle riait de nous, on le savait
Cherchant les mots ceux qui flattaient
De tout ces poètes qui les écrivaient
De ces amours qui nous ensorcelaient
Avec grâce, elle suivait tout nos rêves

Émouvante, sur le parchemin de l’écrivain
Semblable à un unique éternel refrain
De ses rimes, sa poésie, de nos envies
Elle les avait tous très bien choisis
Ces mots de tendresses, de caresses
Pour apaiser, les moments de tristesse

Une page couverte d’alexandrins
Les points , les virgules bien placés
Masquant, les effrois, les émois
Toutes ses pensées, mesurées, alignées
La raison du coeur, les dépassait
C’était un poème pour toute les saisons

Apportant avec elle de tendres quatrains
Pour les amours de tous les âges
Que ce soit enfin un bon présage
Pour ce qui vit maintenant autour d’elle
Comme les cris d’un enfant qui appelle
Afin d’être aimé à l’instant, tendrement

Langage, des mots, des amours fous
Cette plume changeait les couleurs
De celles qui donnent les rougeurs
Courbes fines et inclinaisons
Parcourait cette feuille, en frissonnant
D’une caresse délicate, elle apaisait

De ses lettres, ses syllabes, ses voyelles
Ce n’était qu’une plume qui divaguait
Ce petit farfadet d’un monde imaginaire
Transportant dans le coeur des gens
La sagesse des amours, celle du vent
Poussant la vague des mots tendrement

Cherchant ses vers, composant sa poésie
Je ressentais avec elle de l’amour de la vie
Des tendresses, des caresses, la sagesse
Elle filait dans le temps pour assagir la vie
En me donnant ces mots, toutes ces envies
Celles de mon esprit, de ces instants j’étais ravi

Ne t’en va trop vite, reste là, un instant
Le temps s’écoule, tu glisses de ma main
Sur cette feuille en faisant, un dernier refrain
J’ai envie de crier, j’ai envie de pleurer
Je ferai avec toi une autre chanson pour aimer
Dans un grand livre qui te reposera

Bientôt tu partiras allant vers un autre poète
En t’envolant à nouveau dans le vent
Laissant derrière toi ces doux moments
Pour que rien ne s’éteigne de ton passage
Dans ce calme pour une joyeuse fête
Tu reviendras près de moi folâtrant.

CLAUDIUS 02 Mars 2000.











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cette page a été créé le 08-04-2000