LE VIEUX SAGE
(Trilogie)
Sur la montagne sacrée du vieux sage
Chantant plus fort pour avoir du courage
Ils les avaient amenés vers ces lieux inconnus
Par ces chemins tortueux se guidant à l’étoile
Dans ce ciel où elles formaient une toile
Parlant aux dieux que lui seul connaissait
En demandant une protection, il priait
En faisant toutes sortes d’incantations
Leur promettant dans sa vie de les sanctifier
Ce serait eux qui seraient servis les premiers
Des peurs de l’inconnu de leur imagination
Sans un seul mot avec une résignation
Je vous servirait même si je ne vous vois pas
Et depuis, tous ensemble, ils marchaient
C’était l’eldorado qu’ils voulaient trouver
Les pluies froides venant des neiges éternelles
Leurs dos glacés, ils devenaient tous des mortels
Leurs peaux dessus pour calmer ces douleurs
Suivre les astres du ciel, l’étoile d’Orion
Le vieux sage était devenu leur père spirituel
Pourtant la fatigue faisait leur désespoir
Recouverts de neige, les protégeant du froid
Empêchant leur cerveau de mourir à l’instant
Avec comme espoir d’arriver tous vivants
Pas seulement comme des survivants
Parcourant ces sentiers difficiles.
Se suivant lentement à la file
C’était eux les véritables aventuriers
Découvrir ce monde, la vallée de l’espoir
Mais la peur était là, teintée de désespoir
Cette grande chevauchée celle des anciens
Celle à laquelle, ils ne connaissaient rien
Et avec les paroles douces du vieux sage
Par ces mots venant d’un lointain passé
Les répétant sans cesse, sans divaguer
Ne voulant pas aller vers un naufrage
Cela aurait été pour lui un véritable outrage
Ils passeront encore, des lunes dans ces dunes
Sous les rayons du soleil si brûlant
Les affres d’une soif, tous les accablant
Au-dessus d’eux volaient, ces grands rapaces
Ces aigles, ces vautours, attendant les carcasses
En dépouillant les corps de quelques moribonds
Qui mourraient lentement de ce si long voyage
C’était là maintenant leur dernier passage
Leurs cris stridents faisaient peur aux enfants
Le souffle court, la voix muette un instant
Leurs craintes apaisées, ils étaient protégés
Par les prières du vieux sage, par les aînés
Ils connaissaient bien tout, ces mauvais présages
Il avait su garder en mémoire les souvenirs
Les mots que lui seul connaissait pour le soir
Et tous l’écoutaient dans un profond silence
Ces paroles inconnues qui venaient du passé
Il les avait apprises avec les légendes
Au loin là-bas un ciel gris de nuages
Amenant peut-être bien les orages
Et ces incantations implorant cette pluie
Ces quelques gouttes d’eau apaisant leurs envies
Rafraîchir les corps, donnant un nouvel espoir
Claudius le 10 Décembre 1999.

Pour me suggerer des choses :)))
Ne pas oublier de signer mon livre d or :)))

Copyright © 1999-2003 Merline Tous droits réservés
cette page a été créé le 19-03-2000